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Ce matin, un journal titrait :
Le dalai Lama menace de démissionner.
Ben merde, je ne savais pas que Dalai Lama c’était un métier. Du coup, la question se pose : Comment devient on Dalai Lama ? A-t-il postulé
avec d’autres candidats ? As t’il fait un entretien d’embauche ? Un CDD pour commencer ?
Imaginons un instant la lettre de motivation qu’il a du envoyer pour accéder à ce prestigieux travail:
Messieurs,
En réponse à l'annonce parue dans le journal « Le petit Tibet Illustré » sous la référence B234 catégorie profession spirituelle, je me permets de poser ma candidature pour l'emploi de DALAI LAMA.Cet emploi m'intéresse vivement et je crois répondre aux conditions exigées.
J’ai toujours été passionné, et ce depuis mon enfance, par tout ce qui est lama. J’ai en effet caressé ce sympathique animal plusieurs fois, notamment lors de la venue annuelle d’un cirque dans ma ville. De plus, je possède la collection complète des disques de Serge Lama, plus un inédit en live à la maison de retraite « Les merles » de Moussy sur Chatillon, dans l’Essonne.
Je joins mes références en annexe à la présente et me tiens à
Votre entière disposition au cas où vous aimeriez me rencontrer.
Aujourd’hui, dans la série « On rigole avec les choses de la vie », voilà une bonne blague que m’a fait mon boucher. Attention, blague de compétition. Voici le dialogue.
Moi : Bonjour, je voudrai du rôti s’il vous plait.
Lui : Du rôti de quoi ?
Moi : Heu…de porc.
Lui : De porc ?
Moi : Heu, oui.
Lui : C’est du cochon, c’est pas grave ?
Moi : (Air ahuri tirant sur le stupide) Ben…Non.
Lui : Ha ha ha !
Moi : …
Il me servit mon rôti, et moi j’étais un peu gêné de ne pas avoir saisi la finesse de l’humour charcutière. J’ai failli acheter deux tranches de jambon en plus pour faire la blague « d’attention c’est du cochon » mais je n’ai pas osé. Ca aurait pu être mal interprété.
Sinon rien à voir, mais on m’a montré un site spéciale déprime, mais parfois bien drôle et grinçant : viedemerde.fr.
J'allais d'un pas serein, un café brûlant à la main de ma cuisine à mon salon lorsque l'interphone se mit à hurler sa race maudite tant il est vrai qu'il fait un bruit du
diable.
Bordel, Neuf heures du matin, il doit y avoir un souci, me dis-je, légèrement inquiet.
Ca a donné ça :
- Oui ?
- Bonjour Monsieur, pourrais je mettre quelque chose dans votre boite aux lettres ?
-Heu...
- Etes vous au courant, Monsieur pour la mort de...
Là, en une fraction de seconde, plein de têtes défilent devant moi, quelqu’un est mort et si on vient sonner à ma porte, c'est que je dois avoir un rapport plus ou moins direct avec le décédé,
je flippe.Mais revenons à notre dialogue.
-Etes vous au courant pour la mort de...Jésus?
- ...Jésus?
-Oui, pouvez vous m'ouvrir, je met quelque chose dans votre boite aux lettres.
Je reste stupéfait, Jésus est mort. Merde. Et c'est moi qu'on prévient. Ca aurait pu tomber sur n'importe qui mais non, c'est pour ma pomme.
Je me dis que Jésus c'est pas n'importe qui, alors il va falloir organiser un bel enterrement, faudra une grande église pour accueillir du monde.
Je n’avais pas prévu tout ça.
Le tract dans la boite aux lettres me confirmaient la sinistre nouvelle. Jésus était bel et bien mort.
Deux jours plus tard, je tombe sur une affiche vantant les mérites de l'église et qui disait (véridique) :
« Venez vivre une expérience unique avec Jésus Christ »
Merde faut savoir, si c’est juste pour faire de la pub, Jésus, c’est pas très cool de nous faire ces frayeurs.
En conclusion, je dirais cette phrase que j’ai vu sur un mur et qui conclue plus ou moins logiquement cette chronique :
« Je vous salis, Marue, pleine de graisse »
voilà.
Oui, je sais, c’est honteux. Non seulement je me casse au soleil pendant un mois tandis qu’ici on grattait sa voiture en maudissant l’hiver, et en plus j’écris que dalle depuis des jours zé des jours. Inexcusable, me disait encore Nicolas Sarkozy dans son SMS d’hier.
Alors je vais profiter de ce retour pour vous raconter ma super aventure de quand j’ai pris le taxi pour aller de Bangkok à l’aéroport. Oh, bien sur ami lecteur, ne vois pas en cette histoire quelconque nargage supplémentaire (Merde, nargage ça existe ?). Juste une anecdote, un détail plutôt marrant mettant en scène un intermittent du spectacle qui essaie de communiquer grâce à son anglais pourri aux prises avec un chauffeur de taxi thaïlandais essayant de communiquer lui aussi avec son anglais tout aussi pourri.
Action.
Trouver un taxi à Bangkok est chose facile tant il est vrai que la densité de ces véhicules à compteurs est de dix par touriste hollandais à tong et chaussettes, et même à touristes tout court. Donc après d’intenses négociations, j’opte pour un thaï à l’air fatigué avec qui je négocie pendant au moins dix minutes parce qu’il voulait pas mettre en route le compteur. Nous voilà parti dans une longue conversation dans nos anglais minables, jusqu’à ce que je réalise que il me fait un forfait pour m’emmener prendre mon avion, il se met le fric dans la poche, je paie moins cher et tout le monde est content. A bord du dit taxi, j’essaie d’engager la conversation qui restera dans les annales comme étant sûrement « une des plus mauvaises et laborieuses du monde » ;
Je tentais de savoir si il n’avait pas un patron et que faire ce genre de pratiques ( son boulot au black ) ne pouvait pas lui coûter sa place.
Moi : But, i have a question, you don’t have a boss ?
Lui (se retournant, tout en roulant comme un cinglé en ville) : A bus? No, it’s a taxi !
Moi (Tentant de faire celui qui avait un accent) : No, not a BUS, a BOSS ! You don’t have a BOSS ?
Lui (Fronçant les sourcils) : No ! It’s a taxi, not a big bus!
Moi: …
Lui: A taxi!
Moi: Yes I know.( tentant de m’y prendre autrement). Yes, but i mean, you don’t work for somebody ?
Et là, il me dit : Body ? Body massage ? Yes, very good body massage for you ! Et il sort de sa boite à gants une carte de visite d’un des innombrables salon de massages glauque de Bangkok qui doit sûrement lui remettre une commission au cas ou il amène un touriste.
Il était magnifique